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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 00:13

Jeudi 14 août 2014 Gap Place aux Herbes  Avec Enivrez-vous, La Mini Compagnie a présenté un maxi spectacle.

Enivrez-vous est le 33ème texte du recueil posthume Petits Poèmes en Prose de Charles Baudelaire (souvent sous-titré Le Spleen de Paris) :


Il faut être toujours ivre. Tout est là : c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve. Mais de quoi ? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous. Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, dans la solitude morne de votre chambre, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à  tout ce qui parle, demandez quelle heure il est et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront: "Il est l'heure de s'enivrer! Pour n'être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous; enivrez-vous sans cesse! De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise."

 

Tout débute par le son de l’accordéon. Puis les personnages arrivent un à un. Le rythme est lent. On ne s’attend pas vraiment au déchaînement acrobatique qui va suivre. Ensuite la scène s’anime, des objets du quotidien se font accessoires : bouteilles de vin (du vrai !), tasses, soucoupes, table, chaises…

 

Une folie douce gagne alors les personnages, empreinte de poésie, chaque situation est prétexte à équilibres, acrobaties et drôleries, autant de prouesses gymniques nécessitant force, coordination et précision.

 

 On est à mi-chemin entre théâtre et cirque, absurde et doux délire. Cet éloge de l’ivresse est en vérité une ode à la vie, il faut vivre intensément pour oublier notre condition terrestre et son caractère éphémère. Une antithèse du Candide de Voltaire, au : Il faut cultiver notre jardin, Baudelaire oppose l’étourdissement…

Mais attention, le vin peut être triste…

 

Spectacle à consommer sans modération…

 

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé

(sauf s’il s’agit de poèmes de Guillaume Apollinaire…)

 

Organisation: Direction de la Culture de la Ville de Gap

Programmation estivale Gap en Famisol

 

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Enfants devant: très bien, enfants remuants: moins bien...

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 00:57

Mercredi 14 août 2014 Gap Le Quattro  C’est le  groupe Söndörgö (littéralement : les enfants qui épient, en souvenir d’une anecdote de jeunesse) fondé en 1995 qui a animé, non pas les frondaisons du parc de La Pépinière, mais les murs de la grande salle de concert gapençaise. La pluie du matin, la fraîcheur annoncée (14° à 22h00) et la proximité de la guinguette du mercredi organisée par le Comité des fêtes et d’animations justifiaient ce changement de lieu. Différents éléments qui ont sans doute dissuadé une partie du public habituel car il y avait environ 600 spectateurs pour un événement qui en accueille plutôt un tiers de plus habituellement.

 

Dommage, car les cinq musiciens hongrois, héritiers d’une tradition familiale (trois frères, un cousin, un ami, composent le groupe), ont su exprimer l’âme d’une musique aux influences slavo-balkaniques où le tambura constitue en quelque sorte une passerelle entre la balalaïka et le baglama grec. Sans parler de l’apport oriental d’un instrument à anche libre, le hulusi, cousin du pungi indien des charmeurs de serpents, au son proche d’une clarinette.

 

D’une grande polyvalence instrumentale, les musiciens font vivre un répertoire provenant partiellement des collectages effectués par Bela Bartok (1881-1945) et surtout Thiamer Vujicsics (1929-1975) dans les régions du sud de la Hongrie, particulièrement auprès de minorités serbo-croates. Ils ont également collaboré avec le célèbre saxophoniste macédonien Ferus Mustafov . Contrairement à la plupart des groupes jouant de la musique des Balkans, Söndörgő ne joue pas la musique de fanfare et il s’agit donc ici d’une musique… différente.

 

Söndörgő est un groupe très connu sur la scène musicale hongroise et au-delà. Un nouvel album vient de sortir, intitulé Tamburocket Hungarian Fireworks. Les musiciens : Dávid Eredics, Áron Eredics, Attila Buzás, Salamon Eredics et Benjamin Eredics.

 

Organisation: Direction de la Culture de la Ville de Gap

Programmation estivale Gap en Famisol

 

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 22:46

Mardi 12 août 2014 Gap  La cathédrale a résonné des sonorités de l’ orgue Jean Dunand sous les doigts agiles de  Michael MATTHES, titulaire des grandes orgues de la cathédrale de Troyes. Celui-ci était déjà venu jouer à Gap il y a quelques années. L’organiste virtuose, formé notamment au conservatoire national supérieur de Paris, a proposé un répertoire alternant œuvres connues et œuvres à découvrir.

 

En ouverture, il a été donné d’entendre la Trumpet Tune, pièce extraite de Trumpet Voluntary de Henry Purcell, utilisant les jeux de trompette, d’où son nom,  et le rondeau Prince of Denmark's March (la Marche du Prince de Danemark) de Jeremiah Clarke, longtemps attribué par erreur à Henry Purcell.

 

 Parmi les autres œuvres interprétées, la célébrissime Aria de l’Ouverture n° 3 en ré majeur de Jean-Sébastien Bach, la Toccata de Martini souvent jouée avec trompette et orgue. Très connu également, Jesu bleibet meine Freude, choral final extrait de la cantate n° 147 de JS Bach, porteur d’un message de paix (bien nécessaire en considération de l’actualité, a précisé le président des Amis de l’Orgue), œuvre écrite à Leipzig où Bach venait d’arriver, pour la fête de la Visitation. Egalement, un extrait du Concerto en ré mineur de Bach, Largo e spiccato, qui est une transcription pour orgue d’une œuvre d’Antonio Vivaldi, contemporain de Bach.

 

On a pu entendre des extraits vraiment superbes de l’œuvre de Jean Langlais (Incantation pour un jour saint, Chant de paix), compositeur contemporain, basés sur le chant grégorien de la veillée de Pâques. Et des Danses roumaines de Béla Bartok, un compositeur moderne, des transcriptions forcément puisqu’il n’a jamais écrit pour l’orgue, mais qui sonnaient très bien sur l’instrument, en six mouvements. Avec de jolis jeux de pieds dans les deux cas.

 

L’Aria Jagen ist die Lust der Götter, extraite de la Cantate dite « de la Chasse » de JS Bach, a été écrite pour l’anniversaire du duc Christian de Saxe-Weissenfels, à l’occasion de ses 31 ans, pour voix de soprano, ici jouée à l’orgue. En fin de concert, un chant patriotique britannique (Rule, Britannia !) extrait d’un opéra de Thomas Arne, joué pour la première fois le 1er août 1740, a réjoui le public. Mais ce n’était pas tout à fait terminé puisque Michael MATTHES a interprété en bis Now thank We all our God (Nun danket alle Gott en allemand), hymne chrétien écrit vers 1636 par Martin Rinkart, extrait de la cantate n° 79 de JS Bach.

 

Un vraiment beau concert.

 

Organisation: Association Les Amis de l'Orgue

Programmation estivale Gap en Famisol

 

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Michael MATTHES

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Retransmission sur grand écran devant environ 350 spectateurs

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A chaque concert, un programme détaillé est proposé par l'association Les Amis de l'Orgue

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La solitude de l'organiste?

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Pas totalement seul. Claude Bourges, masqué, a tourné les pages. Il est aussi trésorier de l'association.

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Salut au public devant la caméra

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Découverte du compositeur Jean Langlais, ici Incantation pour un jour Saint.

Et toujours le coin de la partition corné pour faciliter la tourne...

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Un jeu subtil des pieds

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Salut, en tribune, avant le bis

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Michel Bernard-Reymond, président des Amis de l'Orgue et présentateur du jour. Il est également un musicien accompli: carrière d'enseignant en éducation musicale, chef de choeur(s), organiste...

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L'organiste est descendu saluer le public

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Dont acte

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 22:44

Lundi 11 août 2014 Gap Jardin de la Providence  L'octuor de violoncelles " Ô-Celli" a présenté un programme orienté vers la musique romantique et moderne, tout en nuances. De la musique d’opérette de Johann Strauss (La Chauve souris) à la Pavane de Gabriel Fauré en passant par les Danses polovtsiennes d’un membre du Groupe des Cinq, Alexandre Borodine (extraites de l’opéra Le Prince Igor), les violoncelles ont parcouru un univers où légèreté et drame se côtoyaient.

 

 Puis dans La Strada de Nino Rota et trois tangos d’Astor Piazolla (magnifique La Muerte del Angel), cinéma et danse se sont mêlés avant que Les Bachianas brasileiras, la suite n° 1, du compositeur Heitor Villa-Lobos, nous emmène vers la musique populaire brésilienne imprégnée du style de Jean-Sébastien Bach. A noter que cette œuvre a été directement écrite pour huit violoncelles et n’a donc pas nécessité de transcription.

 

Enfin, sous le titre générique Polars, les artistes ont interprété des airs célèbres en relation avec ce thème : James Bond, Le Clan des Siciliens, The Pink Panther. En bis, une œuvre beaucoup plus « romantique » de Riz Ortolani, Oh My Love !

 

On dit du violoncelle qu’il est l’instrument le plus proche de la voix humaine. Et d’ailleurs, on a souvent présenté la voix d’Aristide Briand, ancien président du conseil et ministre au début du 20ème siècle, comme une illustration de cette ressemblance, lorsqu’il exerçait ses talents d’orateur à la Chambre des Députés (le violoncelle a une tessiture parmi les plus larges dans le domaine instrumental) en modulant ses discours.

 

Les musiciens, tous concertistes ou issus de la musique de chambre :

 

 

Alexandre Beauvoir
Chambriste, membre du trio Eclisses; se produit régulièrement au sein de l’Opéra Royal de Wallonie. Réalise des transcriptions pour Ô-Celli.

 

Jean-Pierre Borboux

Soliste à l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège.

 

Albert Brunello

Membre de l’Orchestre de la Monnaie, professeur assistant de violoncelle au Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles.

 

Lidija Cvitkovac

Membre de l’Orchestre de la Monnaie, chambriste.

 

Jorin Jorden

Violoncelle solo de l’Opéra Royal de Wallonie.

 

Corinna Lardin

Co-soliste de l’Orchestre de la Monnaie, chambriste, membre de l’ensemble « Rideau Rouge ». Réalise des transcriptions pour Ô-Celli.

 

Shiho Nishimura

Chambriste et concertiste, violoncelle solo à la Klassische Philharmonie Bonn de 2002 à 2007.

 

Sébastien Walnier

Violoncelle solo de l’Orchestre de la Monnaie, chambriste.

Réalise des transcriptions pour Ô-Celli.

 

 

Organisation: Direction de la Culture de la Ville de Gap

Programmation estivale Gap en Famisol

 

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L'octuor de violoncelles " Ô-Celli"

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Quelque 600 spectateurs

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Instrumentiste...et présentateur

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Premier concert dans le jardin de La Providence avec enfin du ciel bleu le lundi

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La Muerte del Angel,extraite de la Serie del Angel: Introduccion al Angel, Milonga del Angel, Muerte del Angel, Resurreccion del Angel.

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Pour faciliter la tourne

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Au moment du final

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 15:06

Vendredi 8 août 2014 Gap Déambulation  Les Impairs, de la  Compagnie La Rhinofanpharyngite, pourrait au premier regard passer pour un rassemblement de musiciens loufoques qui cherchent à faire les pitres devant un public ravi et conquis. Mais, plus que cela, cette improbable mais talentueuse fanfare exécute un véritable spectacle théâtral, non sans au passage égratigner la société de consommation  et délivrer l’air de rien des messages parfois caustiques sur l’air du temps.

 

Les Impairs, en imper(méable), sont les super VRP de la déraison sociale et de la dérision. Perchés sur un arbre ou le rebord d’une fontaine, juchés sur une échelle, ils attirent et interpellent le public sans ménager leur peine, tournant et virevoltant, se contorsionnant et se mettant en scène, tout en usant de leurs instruments dans différents registres mêlant mélodie et effets sonores.

 

Petit à petit, la folie gagne le public qui, très sage place Gavotte, se laisse ensuite entraîner de la place de la République à la place aux Herbes dans un tourbillon de musique et de mouvement. Au final, une fête improvisée, avec fanions, confettis et bouteille pétillante, anime l’espace, les tuyaux tournoyants se font instruments, puis la musique se fait plus grave et l’atmosphère plus revendicative : un colleur d’affiche étale sur les murs les vicissitudes du Monde mais l’on pense aussi aux revendications des intermittents du spectacle.

 

Cette folie douce et communicative a été mise en scène avec le soutien des Ateliers Frappaz à Villeurbanne, de Hicam à Montoison et Brouhaha Fabrik à Valence. Deux représentations ont été données, à 18h00, devant 80 personnes, à la suite d’une averse orageuse, et à 21h00 devant 200 personnes.

 

Organisation: Direction de la Culture de la Ville de Gap

Programmation estivale Gap en Famisol

 

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Le soir

 

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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 00:19

Jeudi 7 août 2014 Gap Parc de la Pépinière  Kaddour Haddadi, dit HK, est un chantre de la musique française à la mode  chaâbi. Sous l’effet conjugué des modulations vocales et instrumentales issues de la tradition malouf, les chansons de Brassens, Ferré, Brel, Vian, Piaf… prennent une résonnance particulière. Ici HK n’est pas avec Les  Saltimbanks mais avec les Déserteurs…

Le chanteur a une véritable présence scénique et fait preuve d’une grande richesse gestuelle. Les chansons fusent en direction du public et celui-ci, déjà levé, reprend en chœur et en ondulations. Mais ne nous y trompons pas, elles délivrent aussi un message contre tous les extrêmes et la discrimination. Sans compter la dimension revendicative avec le titre-phare On lâche rien, édité en 2010 et repris depuis dans les manifestations. Le printemps arabe n’est pas loin, le public réclame par ailleurs Indignez-vous en référence au célèbre petit livre de Stéphane Hessel.

 

La route de HK a également croisé celle de Flavia Coelho que l’on a pu entendre la semaine précédente au même endroit et celle de Karimouche, invitée du Festival Altitude 625 au Château de Tallard le 24 juillet dernier. La Terre est un village…

 

Organisation : Direction de la Culture de la Ville de Gap – Programmation Gap en Famisol

 

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Françoise Carbonero, qui a sélectionné les spectacles de la saison estivale, aux côtés de la maire adjointe en charge de la Culture, Martine Bouchardy, qui a annoncé que le prochain "kiosque" du mercredi 13 août se tiendrait...au kiosque à musique

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Séance d'autographes sur les CD de HK

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 22:49

Mardi  5 août 2014 Gap Cathédrale ND de l’Assomption   C’est Damien BREDIF, organiste titulaire de la cathédrale de Gap et du sanctuaire de Notre-Dame du Laus, qui donnait un récital ce mardi. Et il a innové en utilisant des partitions numérisées sur une tablette et un clavier permettant de télécommander la tourne des pages. A notre connaissance, c’est une première…

 

L’organiste a proposé, dans un répertoire resserré, avec une dimension pédagogique (découverte des jeux de l’instrument), un concert très alerte et varié, avec en ouverture un agréable Deuxième Choral en si mineur de César Franck, presque contemporain avec la Suite Gothique de Léon BOËLLMANN interprétée à la fin dont le compositeur admirait beaucoup César Franck.


Touche baroque avec Jean-Sébastien Bach (Prélude et Fugue en sol majeur, œuvre moins connue que la célèbre Toccata et Fugue en ré mineur) et Johann Gottfried WALTHER (Concerto en si mineur, d’après Vivaldi), cousin de Bach, auteur d’un remarquable dictionnaire de la musique et des musiciens.


Et romantisme encore, outre Franck et Boëllmann, avec le Prélude et Fugue en ut mineur de Félix MENDELSSOHN-BARTHOLDI. En bis, Damien BREDIF a donné une Toccata en do de Jean-Sébastien BACH, élégamment maîtrisée.

 

Damien BREDIF à l'orgue, Gabriel NAL aux registres

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Damien BREDIF

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La technologie se glisse peu à peu dans la logistique des concerts d'orgue

 

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Subtils jeux de pieds à découvrir ci-après en vidéo,

et système D pour tenir serrés les bas de pantalon

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Un peu plus de 300 spectateurs

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Près de l'orgue, une abondante bibliographie

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L'organiste salue le public en se tournant vers la caméra

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La retransmission sur grand écran, c'est plusieurs dizaines de mètres de câbles...

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...pour arriver jusqu'en bas

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De même, pour venir saluer le public, situé 11 mètres plus bas environ, l'organiste doit affronter 58 marches et traverser la nef centrale

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Des fissures sous contrôle

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La prière numérique

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Salut final

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Après le concert, réunion-bilan (débriefing) avec les bénévoles de l'association Les Amis de l'Orgue, les organistes présents au concert, le vidéaste

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Petite vidéo

 


 


 

 

 

 

 

 

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 00:21

Lundi 4 août 2014 Gap Salle des Pénitents   Parler du  Festival de Chaillol, c’est ouvrir un livre qui narre une aventure musicale et humaine née en 1997 et qui a irrigué tout un territoire. D’ailleurs, ce livre existe, publié en 2012 aux Editions Aedam Musicae , CHAILLOL Portraits d’un festival, qui retrace à travers entretiens, portraits et témoignages, l’itinéraire peu commun de ce projet collectif qui a semé des graines de Culture dans un vaste espace rural de montagne à proximité de Gap, dans les Hautes-Alpes, et conquis ses lettres de noblesse jusqu’à recueillir une audience nationale.  Entretien avec Michaël Dian, son directeur musical.

 

 

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D’ailleurs, c’est d’un concert à Gap dont il est question aujourd’hui, avec Asafea du  duo Rémy Yulzari à la contrebasse et Nadav Lev à la guitare. Deux musiciens d’exception, l’un français du Jura et l’autre israélien, solistes à la carrière internationale (Paris, New-York, Jérusalem, Tokyo…).

 

Dans un programme exhaustif où ils puisent des œuvres au gré de leur inspiration du moment, ils emmènent le public de l’Europe centrale ou de l’Est aux rives proches et plus lointaines de la Mer Méditerranée en passant par la France (Erik Satie, Gnossienne n°1). Musique migratoire klezmer, traditionnelle juive ashkénaze ou séfarade, turque ou espagnole, ils nous emportent plus particulièrement d’Isaac Albeniz (Asturias) à Joaquín Rodrigo (Quatre Chansons Séfarades) en passant par Manuel de Falla (Sept chansons populaires espagnoles). Et nous font découvrir leurs compositions personnelles, Blues de Sefarad pour Nadav Lev et Il était une fois pour Rémy Yulzari, extraites de leur dernier album, sorti il y a trois mois, qui évoque Espagne et migrations, et déjà localement en rupture de stock...

 

Le festival propose une approche plurielle de la musique. Rémy Yulzari et Nadav Lev offrent une sensation unique de voyage infini bercé par le chant de l’archet et la vibration des cordes, la résonnance des mains sur la caisse et la rythmique dansante des sonorités klezmer. Le jeu, précis, subtil et sensible, crée une osmose perceptible entre les deux musiciens même si chacun assume sa ligne mélodique. On est ici dans de la HQM, comprendre Haute Qualité Musicale. Regardons maintenant Michaël Dian présenter le spectacle :

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lev-Yulzari Duo

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Rémy Yulsari (contrebasse)

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Nadav Lev (guitare)

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Le concert a été déplacé des jardins de la Providence à la salle des Pénitents en raison d'une incertitude météo. L'atmosphère y est plus intimiste et propice à l'acoustique pour ces instruments. Mais bien évidemment il n'est pas possible d'y accueillir autant de public. Ce dernier n'a pas regretté d'être un peu serré tant la perfection musicale était au rendez-vous et les musiciens ont été rappelés deux fois pour prolonger le concert.

Le Festival de Chaillol, ce n'est pas encore fini et il est possible de retrouver ces musiciens (et d'autres) jusqu'au 12 août 2014, voir  ici la programmation et le calendrier.

 

Petit lot de consolation ou souvenir sonore, deux extraits vidéo:

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 00:53

Samedi 2 août 2014 Gap Complexe sportif Jean-Christophe Lafaille  L’odeur de la sciure, c’est celle du cirque de nos arrière grands parents et c’est aussi le titre d’un spectacle proposé par la  Compagnie Les Ptits Bras. Deux femmes et trois hommes qui font des pirouettes, se balancent, voltigent, dansent et défient l’équilibre sur une scène circulaire inédite surmontée de deux cadres coréens et de deux trapèzes à hauteur modulable. Nous sommes en 1900 et les artistes revisitent en tenue cet univers circassien de la Belle Epoque.

 

Ecoutons Sophie MANDOUX, l’un des membres de la Compagnie, présenter le spectacle :  entretien.

 

Le public applaudit, rit de bon cœur aux maladresses feintes, frissonne aux exploits acrobatiques. Le spectacle s’enchaîne sans temps morts et 1h10 plus tard, se termine sur une ovation. Un vrai bon moment.

 

L’équipe : Sophie Mandoux, Jan Willem Maes, Raphaël Gacon, Elie Kudlak et Birta Benonysdottir.

 

Organisation: Direction de la Culture de la Ville de Gap, programmation Gap en Famisol.

 

 

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Spectacle déplacé: choix judicieux, la pluie s'est invitée vingt minutes après la fin du spectacle

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Les artistes

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De part et d'autre de la scène, 900 spectateurs

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Présentation du spectacle par Martine Bouchardy, maire adjointe à la Culture,

et des prochaines manifestations par Françoise Carbonero, de la Direction de

la Culture de la Ville de Gap

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Difficile d'être des deux côtés de la scène en même temps

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Salut final

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Distribution d'affiches...

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...et séance de dédicaces

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Vidéos

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 00:29

Jeudi 31 juillet 2014 Gap Parc de la Pépinière  C’était prévisible, le concert de Flavia Coelho, nouvelle égérie de la world music, allait attirer du monde. Et, de fait, dès 20h00, quelques spectateurs arrivaient déjà, puis ce fut par grappes et par groupes. Au final, à 21h00, 1200 personnes étaient massées pour écouter la chanteuse qui mêle et entremêle la musique brésilienne et jamaïcaine, passant de la samba au reggae ou de la bossa nova au raggamuffin.

On pouvait prévoir également, compte tenu du charisme et de l’entrain de la chanteuse d’origine brésilienne, que l’espace situé devant la scène ne resterait pas longtemps inoccupé…

 

 Flavia Coelho adore le reggae depuis l’âge de huit ans, lorsqu’elle vécut avec sa mère dans le Nordeste, l’une des cinq régions brésiliennes. En 2006, elle s’installe à Paris et publie un premier album, Bossa Muffin. Malgré une vocation précoce, son talent est révélé en 2011 lorsqu’elle remporte la cinquième édition du tremplin musical Génération Réservoir, celui là même qui a révélé la chanteuse Zaz deux ans plus tôt. Depuis, elle enchaîne les concerts (plus de 200), et vient de sortir son deuxième album Mundo Meu. En scène, sa présence et son énergie communicative enflamment le public qui vibre à l’unisson et une complicité active s’installe, se traduisant par de nombreuses interactions.

 

Après son étape à Gap, elle sera dès le lendemain, 1er août, au Reggae Sun Ska Festival  (17ème édition) à Bordeaux.

Quelque 45 concerts l’attendent encore d’ici le 13 mai 2015 dont celui de L’Olympia à Paris le 17 octobre 2014.

Plus près de nous, elle sera également l’invitée de Nathalie Piolé dans l’émission Escalofrio sur France Inter le 14 août prochain.

 

C’était le premier concert à pouvoir se tenir sur ce nouvel emplacement dans le parc, en raison des conditions météorologiques fluctuantes durant le mois de juillet. Aux dires de plusieurs spectateurs, cette scène démontable ne possède pas le charme du kiosque à musique situé tout près et utilisé depuis plusieurs années. En outre, la présence de spectateurs debout (on le comprend dans le cas présent) devant la scène, masque la vue à de nombreux autres, ce qui n’est pas le cas au kiosque. Bien sûr, cette scène est probablement plus fonctionnelle et présente aussi l’avantage d’être à proximité des loges du CMCL. Il s’agit d’un rodage…

 

On nous a parlé également de la dangerosité du son pour des enfants venus se placer devant les enceintes  et sur la gêne occasionnée par des fumeurs placés au sein du public. Peut-être alors conviendrait-il de faire une annonce en début de spectacle. Mais le concert, lui, a recueilli l’unanimité…

 

Organisation: Direction de la Culture de la Ville de Gap

 

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Dès 20h00, les réservations de place vont bon train

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Un événement s'annonce

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Et voici l'artiste

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Flavia Coelho, un bonheur sur scène

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1200 spectateurs

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Une énergie communicative

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Il y avait foule devant la scène...sauf que derrière les gens sont assis

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Les téléphones photographient ou filment à tour de bras

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Inversion des rôles entre le batteur...

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...et la chanteuse

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Séance d'autographes...

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...autour du nouvel album

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Vidéos

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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